Glissement du contrôle des services de renseignement du parlement vers l'exécutif.
Le contrôle politique du Renseignement doit être affiné (Delepierre) (23/06/2007 15:07)
Il y a des choses à affiner sur le plan politique en matière de contrôle des services de Renseignement, a indiqué samedi à l'Agence BELGA Jean-Claude Delepierre, ancien président du Comité R, l'organe de contrôle de la Sûreté de l'Etat et du SGRS (Renseignements de l'armée). Les activités du Comité R font l'objet d'un suivi parlementaire. Au cours de la dernière législature, certains ont pointé du doigt un glissement du contrôle des services de renseignement du parlement vers l'exécutif. C'est un des aspects difficiles, a admis samedi Jean-Claude Delepierre, rappelant aussi que la loi précise la nécessité d'une communication entre le Comité de contrôle et les ministres de tutelle. Mais, il y a des choses à affiner sur le plan politique, a-t-il précisé, de manière notamment à ce que les rapports puissent être exploités par le Parlement et les ministres de tutelle. Actuel président du CETIF (anti-blanchiment) et de l'OCAM (analyse de la menace terroriste), Jean-Claude Delepierre a indiqué samedi que la menace terroriste en Belgique était relativement bien sous contrôle. M. Delepierre participait samedi à une table ronde sur le Renseignement organisée par l'informateur Didier Reynders.© BELGA BRUXELLES 23/06 (BELGA)
Décryptage de la dépêche :
...certains ont pointé du doigt un glissement du contrôle des services de renseignement du parlement vers l'exécutif.... En clair, l'organe de contrôle de la Sûreté de l'État, le comité R, serait aux mains de politiques. Ce message est un premier aveu de ce que je dénonce depuis toujours. La future Belgique, ou plus exactement ce qui remplacera ce qu'est actuellement la Belgique qui n'en a plus pour très longtemps, sera un état totalitaire. Les polices réunies aux mains d'un seul homme, -j'avais à l'époque parlé de Demol-, le tout aux mains de quelques décideurs nordistes. Pour les polices et gendarmerie, le sort en a déjà été décidé. Affaire classée. Reste les services de renseignement. Il reste une alternative : ou l'on garde un service de renseignement civil et un militaire, ou on en veut plus. Le fait qu'il y ait eu cinq personnes au poste d'administrateur laisse supposer que l'on ne s'y prendrait pas autrement si l'on voulait couler cette administration. Pour savoir de quel bord émanerait ce souhait, il suffit de constater que les administrateurs nommés étaient tous néerlandophones alors que, selon la loi organique de 1998 ils doivent être de rôle linguistique différents et ce, alternativement - si ce n'est Mme Timmerman qui a négativement marqué l'administration d'une manière toute -provisoire-.
Ou on met la Sûreté à sa botte, ou on la supprime. On vient de voir que l'on essaie de la soumettre. Si on y arrive pas, reste la solution de la supprimer. À ceux qui soutiennent qu'aucun état ne reste sans service de renseignement, il leur suffira de lire la presse spécialisée : les services de renseignement à travers le monde sont et seront de plus en plus aidés voire remplacés à l'avenir par des services privés, plus performants.
J'ai déjà parlé de tout ceci avant cette dépêche qui ne fait que confirmer ce que je pressens.