Et vlan! 1 dictateur en moins ! en reste plus que 148 !
Pourquoi ce tollé autour de la diffusion des images pirates de la pendaison de Saddam Hussein.
Manipulé par la presse bien-pensante, de nombreuses personnes s'indignent de la diffusion de la pendaison de Saddam Hussein.
C'est que, comme souvent, ils n'ont pas suffisamment intégré les informations pourtant largement délivrées par les médias occidentaux. Ceux-ci acceptent l'idée de diffuser des images montrant la mort d'un homme en direct.
En fait, le tapage depuis les faits concerne les effets collatéraux de la pendaison. Ce qui est politiquement malsain est la diffusion des cris, invectives et danses autour du cadavre ou quelques secondes avant la mort de Saddam. Que l'on pende un homme, passe, mais une danse macabre, cela ne se fait pas. C'est tellement vrai que la Convention de Genève est bien vite appelée à la rescousse dans de tels cas.Pour preuve que ce n'est pas l'assassinat d'un homme mais la danse macabre qui s'ensuit qui est en cause, la France a exprimé mardi 2 janvier ses craintes que la diffusion d'images de la pendaison de l'ancien dictateur Saddam Hussein ne vienne attiser les tensions entre Irakiens... Il y a un risque qui est que la diffusion de ces images et des propos qui ont été tenus à l'occasion de cette exécution, nourrissent les clivages entre les communautés... Sur le principe même, c'est quelque chose qui relève des autorités irakiennes, des mesures qu'elles ont prises ou n'ont pas prises a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.
2 janvier, Paris. Un avocat de Saddam Hussein, le Français Emmanuel Ludot, a demandé aux Nations unies la création d'une commission d'enquête sur les conditions de l'exécution de l'ex-dictateur irakien.
- La photographie par tout support du visage du condamné a violé de manière caractérisée la Convention de Genève, assure-t-il, demandant: Pourquoi l'ONU n'a-t-elle pas pris les précautions indispensables pour s'assurer d'un minimum de dignité au profit du prisonnier de guerre ?3 janvier, Londres. Blair soutient la décision de son homologue irakien Nouri al-Maliki de lancer une enquête sur la diffusion d'une vidéo non autorisée de la pendaison de Saddam Hussein, a indiqué mercredi une porte-parole.
- Le gouvernement irakien va mener une enquête sur la manière dont l'exécution a été conduite, a expliqué cette porte-parole. Nous soutenons pleinement cette décision et pensons que c'est la bonne chose à faire. Comme le gouvernement irakien l'a dit, il y a eu à l'évidence des choses anormales.4 janvier, Bagdad. Tournée avec un téléphone portable, une vidéo pirate de l'exécution a été diffusée dès dimanche sur internet et révèle que des témoins ont scandé le nom du chef chiite radical Moqtada Sadr, tandis que d'autres ont insulté l'ancien président et lancé des cris de vengeance immédiatement après sa mort. Une enquête a été lancée par le Premier ministre pour identifier l'auteur de cette vidéo. Pour dire peu après : -Le gouvernement irakien a rejeté jeudi les critiques soulevées par la vidéo pirate de l'exécution de l'ancien président Saddam Hussein, qui selon lui n'a pas été humilié, même si des fautes ont été commises lors de sa pendaison.
- Où était l'humiliation ? Les cris des spectateurs ? Ils ont fait essentiellement des prières et des supplications, a déclaré sur la chaîne de télévision américaine CNN le conseiller national à la sécurité, Mouaffaq al-Roubaïe.
Ces images montrent l'exécution dans tous ses détails et révèle que des témoins ont scandé le nom du chef radical chiite Moqtada Sadr. Plusieurs d'entre eux ont également invectivé le supplicié à ses derniers instants, alors que des cris de vengeance ont retenti immédiatement après sa mort. Certains spectateurs ont mentionné à la fin le nom de Moqtada. Et Saddam leur a répondu. Je ne vois pas où est l'humiliation, a jugé pour sa part M. Roubaïe.
Moqtada, Moqtada, Moqtada n'est pas une insulte, ce n'est pas un mot obscène, ils ne l'insultaient pas. Je sais que ce n'est pas légal et que c'est un erreur, mais c'est leur croyance, a-t-il justifié, ajoutant: ce doit être les bourreaux ou les gardes qui ont crié.Il paraît donc évident que, pour tous, ce sont les effets collatéraux de la pendaison qui ont indigné les médias occidentaux. Et je le conçois parfaitement.
D'ailleurs, ce ne pouvait être autre chose. Ce ne sont pas des images d'un homme qu'on assassine qui pourraient heurter l'âme sensible d'un journaleux occidental. Ces scribouillards n'hésitent-ils pas à franchir des milliers de kilomètres pour filmer l'agonie d'une fillette de neuf ans qui, coincée dans une mare par des éboulis, de ses ultimes forces tente de rester la tête hors de l'eau pendant trois jours et trois nuits. Nuits pendant lesquelles elle ne peut se reposer car elle sombrerait sous l'eau. Et puis, comment s'assoupir quand on a plusieurs spot de caméras à quelques centimètres de son visage. Comment se reposer lorsque l'on sait qu'on va mourir et que c'est pour cette raison que ces charognards ne quittent pas votre visage de leurs yeux avides de sensationnel.Non, je sais qu'ils ne rechignent pas à diffuser des images de mort.
Quand aux irakiens, ils ont l'habitude : souvenez-vous d'Atefah.
Quand aux politiques : si la France avait encore son aura passée, elle aurait peut-être pû, elle qui est contre la peine de mort, intervenir pour commuer cette peine. Mais voilà, ce sont les ricains qui monopolisent les commandes du monde occidental et eux, la peine de mort, ils connaissent, ils apprécient, ils pratiquent et même la remettent au goût du jour si par hasard elle a disparu quelques temps.
Pour ce qui est des dommages collatéraux : les gestes et les cris, je le rappelle, font partie de la culture irakienne. Deuxièmement, je trouve d'une impudeur écoeurante que ce soient ceux qui ont créé Guantanamo et Abou Grahib qui se mettent à jouer les jouvencelles!