Chirac veut faire adopter la réforme du statut pénal du chef de l'Etat.
Jacques Chirac a annoncé jeudi 4 janvier qu'il réunirait députés et sénateurs en Congrès à Versailles avant la fin de la session parlementaire, prévue fin février. Les parlementaires devront alors se prononcer sur trois textes modifiant la Constitution: la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, le projet de loi portant sur le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie et celui prévoyant d'inscrire l'abolition de la peine de mort dans la Constitution.
Le projet de réforme se propose de modifier l’article 67 et 68 de la Constitution en jouant clairement l’impossibilité pour le président de la République d’être poursuivi devant les juridictions pendant la durée de son mandat, les procédures pouvant être engagées ou reprises un mois après la fin des fonctions présidentielles. Ce qui signifie que l’actuel président pourrait ne pas échapper à une implication dans la procédure judiciaire dès l’été prochain, dans l’hypothèse où il ne se succéderait pas une nouvelle fois à lui-même. Ce qui semble probable. Et où le sujet ne ferait l’objet d’aucune tractation occulte avec le ou la futur(e) président(e), ce qui, je le crois vraiment, est déjà fait.
Mais le fin du fin consiste, je crois, en ce que la manœuvre, car il ne peut s'agir que d'une manœuvre, faudrait quand même pas croire qu'il est subitement devenu honnête, la manœuvre, donc, ce serait de déposer ce texte, de commencer à la faire discuter, et qu’il ne puisse pas être soumis à un congrès réuni à Versailles avant la fin de la législature, puisqu’il faut une révision constitutionnelle.
Quand à l'abolition de la peine de mort dans la constitution, il devrait également imposer que la peine de mort soit aussi supprimée de la Sharia dont il autorise l'enseignement dans les mosquées qu'il fait construire aux frais des contribuables.