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Saddam condamné à mort.

Le tribunal irakien vient de donner la sentence. Saddam sera pendu. C'est la loi en vigueur dans le pays. Qu'en disent les journaux de par le monde ?
Au Japon, le plus fidèle allié des states avec les rosbifs, la presse s'est félicitée de la sentence de mort, qualifiant le verdict de juste.
A Rome, on qualifie la sentence de politique : A Nuremberg le procès au moins était juste, nous avons participé à une comédie.
A Londres, il n'y avait guère que le Sun pour se réjouir sans ambages du verdict. Il ne peut y avoir de fin plus méritée que la corde pour ce bandit devenu président, écrit le journal populaire.
Le Daily Telegraph, droite, salue le verdict.
En France, Le Figaro, droite, estime dommage que ce jugement puisse donner l'impression de légitimer une intervention militaire entreprise sous de faux prétextes, alors qu'il devrait être, avant tout, un acte fondateur de l'état de droit, après vingt-quatre ans de dictature.
Libération, gauche, dénonçait un procès presque dérisoire. Le jugement qui condamne Saddam Hussein est rendu au nom d'un peuple irakien dont l'existence est plus problématique que jamais.
Le quotidien berlinois Berliner Zeitung, centre-gauche estime que le monde a gâché une chance historique de comprendre le système dictatorial de Saddam. Au lieu de cela, la justice a été instrumentalisée par les forces d'occupation.
Tandis que le Kölner Stadt Anzeiger loue un procès équitable qui empêchera l'ancien dictateur de vivre dans un exil doré comme tant d'autres anciens tyrans.
Le Stuttgarter Zeitung estime que les milieux culturels islamistes verront là la marque d'une justice des vainqueurs.
Le Sydney Morning Herald australien répond par un non catégorique à la question de savoir si la condamnation de Saddam Hussein renforcera les Républicains américains, avant les élections de mi-mandat mardi.
Le plus important quotidien espagnol, El Pais, ne voit pas lui non plus de quoi se réjouir, entre autres raisons, à cause des irrégularités du procès et de sa politisation. Si finalement l'ex-dictateur est exécuté, il est très probable que beaucoup de ses partisans de la communauté sunnite en fassent un martyr, rendant encore plus difficile le retour au calme du pays.
Et en Belgique ? Les politiques wallons qui se disent avoir une dimension nationale préfèrent se taire, et c'est mieux ainsi. Qu'ils restent dans la cour de petits. La presse se complaît à se faire l'écho de la presse internationale, si ce n'est qu'un édito mi-figue mi-raisin dans La Libre. On ne peut rien attendre d'une presse subventionnée.

Ce que j'en pense.
Les crimes. La fameuse anecdote de Le Pen me revient en mémoire en pensant à ce procès. On y juge Saddam pour des crimes commis lors de certaines guerres qui ont eu lieu pendant une certaine période de sa vie alors que toute sa vie n'est que crimes. La liste de ses victimes est impossible à rédiger, d'une part à cause de la longueur de celle-ci, les victimes connues se comptent par un nombre à six chiffres, et d'autre part les victimes inconnues sont incalculables par définition : il mériterait la pendaison des milliers de fois.
Le procès. Les juges iraniens n'ayant pas la carrure nécessaire pour conduire un procès de cette envergure, ils ont donc été invités à suivre une formation, et c'est très bien. Cette formation a été conduite par des membres de la CIA. C'est beaucoup moins bien.
Des avocats de la défense ont été assassinés.
On n'a entendu que des plaignants, kurdes en majorité, et les témoins à décharge ne pouvaient pas être interrogés par la défense.
Le monde entier, à part bien évidemment les inconditionnels, avoue que c'est un procès politique. Comme tout procès politique, il n'est pas en accord avec le droit humain. D'accord, Saddam a été, inhumain. Mais si on veut lui inculquer quelques notions de droit, ou, démontrer que le camp Occidental est plus humain, il faut lui faire un procès juste. Qui ordonnera la même sentance, soyons en sûrs, mais il sera pendu de bon droit.
Mais le procès da Saddam n'est et ne pouvait être que inéquitable. Hormis le fait que la sentance de mort soit rendu à deux jours des élections aux states et que Dobèliou ait rudement besoin de ce genre d'exercice, il ne pouvait s'agir que d'une mascarde. Pour être équitable il aurait fallu juger tous les dictateurs. Oui, ça aurait fait du monde. Pour l'Afrique et l'Asie, seuls pays, Israël et le Japon, peuvent être considérés comme démocrates. A-t-on pensé à juger un chef d'état entre Tunis et Le Cap ? Entre Rabbat et Mogadiscio ? De l'ancien rideau de fer jusqu'aux Philippines ? Rien qu'en RDC, quatre millions de morts. Trois fois plus qu'en France pour toute la première guerre mondiale. Tous les dirigeants de tous les pays africains et asiatiques, hormis Israël et le Japon, tous, devraient être passés par les armes. Là, nous serions équitables.

Mais, puisque nous avons commencé, continuons. Y a-t-il un homme politique du monde occidental qui soit vierge de toute ignominie ? Je ne parle pas de dobèliou qui traine des cadavres d'Américains par camion, et pas plus loin qu'à Manhattan, mais oui, le WTC c'est lui, pour son idéal ou celui de ceux derrière lui qui tiennent le fusil collé à sa tempe.
Et en Europe ? Sont-il vierges ? Depuis quarante ans, avant aussi bien sûr mais arrêtons-nous bien après la guerre et ses remous qui ont suivis. Depuis quarante ans, les assassinats politiques n'ont jamais cessé. Même en France. Et vous savez quoi ? Pour la France, le pompom revient à Giscard. Mais la gauche y va aussi de bon coeur. Il est temps pour ceux qui croient que Beregovoy est mort d'une mauvaise grippe de se réveiller !
Quand à la Gelbique, nos politiques ne sont pas capables de diriger la moitié d'un pays, alors pour ce qui est des grands crimes, non. Mais, de l'aide, peut-être ... on peut se poser des questions, comme l'a fait la presse française, notamment FranceInter, sur le cas Atembina et Naluhwindja.

Donc, s'il faut tuer les dictateurs ou assassins politiques, d'accord, mais tous !
Et nous aurons agis comme les Islamistes et ils pourront dire que nous nous sommes comportés comme des barbares, tandis que maintenant, Dobèliou s'est conduit comme un fanatique intégriste.
Et on pourra visiter la galerie de portraits de ces chefs de guerre.












perk

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