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29/10/06.

Une semaine en Egypte.

Un couple condamné pour s'être embrassé.
Deux jeunes Egyptiens pris en flagrant délit d'embrassade pendant le mois sacré du ramadan ont été condamnés à une amende de 100 livres égyptiennes, 17,5 dollars chacun. Le cas du jeune couple était d'autant plus impardonnable pour le juge du tribunal pénal de Kasr al-Nil, au Caire, que les deux accusés ont osé s'embrasser alors qu'ils se baladaient en plein jour sur la corniche du Nil, au Caire. Ils ont été condamné pour outrage public aux moeurs, selon deux journaux gouvernementaux.

Moi, ça me dépasse. Voyons un peu ce qui se passe au pays des pyramides.



Le système de divorce appliqué en Egypte.
En Egypte, les hommes jouissent d'un droit unilatéral et inconditionnel au divorce. Ils n'ont jamais à se présenter devant un tribunal pour mettre un terme à leur mariage.
Les femmes, par contre, doivent recourir aux tribunaux pour divorcer de leurs époux et ce faisant, elles se trouvent confrontées à d'innombrables obstacles sociaux, juridiques et bureaucratiques.
Les femmes qui demandent le divorce en Egypte ont deux options : le divorce pour faute ou sans faute. Pour pouvoir entamer une procédure de divorce pour faute, qui peut lui octroyer des droits financiers complets, une femme doit apporter la preuve des torts causés par son époux pendant leur mariage. Même les accusations de violences physiques doivent souvent être étayées par des témoins.
Depuis 2000, les Egyptiennes bénéficient de la possibilité de demander le divorce sans faute, khula. Mais pour ce faire, elles doivent accepter de perdre leurs droits financiers et de rembourser la dot que leur a apportée leur mari lors de la conclusion du mariage. Adopté afin d'accélérer la procédure, le divorce sans faute exige toujours que les femmes demandent à un tribunal de mettre fin à leur mariage.
Une Egyptienne qui demande le divorce se trouve face à un dilemme. Soit elle demande le divorce pour faute et elle doit vivre des années dans l'incertitude juridique. Soit elle opte pour un divorce sans faute, qui est plus rapide, et elle doit renoncer à tous ses droits financiers.
L'Egypte ne compte qu'une seule femme juge dans la magistrature et les procureurs qui fournissent des avis consultatifs dans les dossiers de divorce sont très majoritairement des hommes.
Par contre, la loi égyptienne prévoit de nombreuses protections pour les hommes. Les femmes qui demandent le divorce, contrairement aux hommes, doivent se soumettre à une médiation obligatoire. Si une femme quitte son mari sans le consentement de ce dernier, il peut déposer plainte en vertu des lois égyptiennes relatives au devoir d'obéissance et la femme risque de perdre son droit à la pension alimentaire lors du divorce.
Les obstacles presque insurmontables auxquels sont confrontées les femmes lors d'une procédure de divorce en poussent beaucoup à renoncer à leurs droits pour essayer de persuader leur mari de divorcer.
Ce système à deux niveaux a souvent des conséquences financières et émotionnelles dévastatrices pour les femmes. Dans certains cas, il comporte également des risques physiques.
Le fait que le gouvernement égyptien ne garantit pas l'égalité des droits à la propriété des biens de la communauté, notamment lors d'un divorce, dissuade beaucoup de femmes de quitter leur époux violent.
Le fait que les femmes n'ont pas de solution facile à leur disposition permet à certains maris de maltraiter leur épouse pratiquement en toute impunité.
En octobre, le gouvernement égyptien a mis en place des tribunaux de la famille spécialisés pour rationaliser la procédure de divorce en rassemblant tous les points en litige dans un seul dossier traité par un seul tribunal. Il s'agit d'un pas en avant à certains égards mais ces nouveaux tribunaux appliquent les mêmes lois et pratiques discriminatoires que le système précédent.




Passage du Coran : La femme est un chameau qu'Allah nous donne pour traverser le désert de la vie.







Le voile a la cote en Egypte.
Après 30 ans de réislamisation, les femmes nue-tête sont aujourd'hui archi-minoritaires sur les bords du Nil. Par volonté idéologique ou religieuse, forte pression sociale et familiale, les égyptiennes sont voilées à 80%. C'est le signe le plus réussi et le plus préoccupant de l'islamisation. Une nouvelle bataille a repris au nom de l'islam, et du choix personnel, en faveur du niqab, une pélerine de couleur sombre qui cache l'intégralité du corps et ne laisse entrevoir que les yeux.
En bas de l'échelle sociale, ce sont des égyptiens, souvent des villageois, émigrés en Arabie saoudite et autres pays du Golfe, qui en ont rapporté le mode de vie puritain et ségrégatif à l'égard des femmes.
Des militantes islamistes ont aussi mené le combat du voile à l'Université, comme une obligation religieuse, tout en y affirmant le rôle de la femme dans le combat politique contre le régime et l'Occident.
A l'autre extrême, le hijab, le voile encadrant le visage ou foulard ne cachant que les cheveux. Le ministre de l'Education supérieure et le Cheick de la mosquée d'Al-Azhar juge que le port du hijab est obligatoire.
Après les anciennes vedettes repenties et tombées en dévotion, c'est une nouvelle génération de stars, comme Hanan Turk, qui se bousculent, avec voile en soie griffé, sur les écrans de cinéma ou de télévision.
Regardés avec passion après le repas de rupture de jeûne de Ramadan, l'Iftar, des feuilletons offrent une nouvelle image de la femme, imprégnée de morale piétiste new look, comme le prêche le télécoraniste Amr Khaled.
Ce sont sous l'impulsion de prédicateurs et prédicatrices mondains que sont aussi multipliés les salons islamiques réunissant les bourgeoises cairotes pour des halaqat, des causeries piétistes chics.
Il y aussi l'engouement pour la poupée voilée, Fulla, mise sur marché après que la police saoudienne eut bannie Barbie, qualifiée de poupée juive dont les tenues honteuses étaient des symboles de l'Occident pervers.
Commentaire personnel : Pour rappel, cacher le visage des femmes n'est pas inscrit dans le Coran, il s'agit une vieille tradition bédouine qui dit seulement qu'elle doit cacher sa poitrine. Veuillez m'excuser pour cet appendice qui m'a pris comme ça, comme une crise, une véritable appendicite.




Campagne contre l'interdiction du port du foulard islamique dans les écoles de France : réactions en Egypte.
Terrain d'expression privilégié des islamistes, le Web abrite le djihad de l'époque moderne, selon l'expression du prédicateur fondamentaliste égyptien Youssef al-Qaradaoui, mentor du site islamonline et initiateur de la campagne pro-hijab contre l'interdiction du port du foulard islamique dans les écoles européennes. De nombreux sites radicaux, notamment salafistes, y véhiculent une approche rétrograde et sectaire de l'islam.
Sur le petit écran, des télécoranistes, comme Amr Khaled et Khaled el-Gendy, ciblent, eux, la bourgeoisie au mode de vie occidentalisé en faisant en sorte de concilier la religion et une certaine modernité.
Commentaire personnel : Chaque aspect de la vie quotidienne est ainsi passé au crible de la religion, sans laisser de place au libre arbitre. Les islamistes et les institutions religieuses, comme al-Azhar, veulent appliquer à la lettre un islam inventé il y a plus de mille ans en s'appuyant notamment sur les hadith, paroles et actes du prophète Mahomet, pas toujours authentifiés. Des milliers de hadith ont été fabriqués au fil des siècles pour servir des intérêts religieux ou politiques. Cela n'a aucun sens de s'y référer pour répondre aux questions d'aujourd'hui. Par exemple, il ne devrait pas être interdit de fumer pendant le Ramadan, puisque le tabac n'était pas connu à l'époque du Prophète. C'est à vrai dire le même reproche que je fais aux Kto.
Mais là où c'est grave, c'est qu'ils veulent appliquer cela chez nous. Ce sont leurs lois, à eux. Qui sont faites pour être appliquées chez eux. Pas chez nous.




Un livre interdit en Egypte.
Un livre critiquant les cheikhs modernes qui animent des programmes à la télévision et prônent l'islamisation de la société a été interdit en Egypte et ses copies ont été confisquées, a indiqué mardi l'éditeur.
Des membres des services de s&curit& ont effectu& une descente chez lui et ont confisqu& le livre Les cheikhs modernes et l'industrie de l'extr&misme religieux, a déclaré l'éditeur, Mohammad Madbouli.
Cette mesure arbitraire n'est pas dictée par un verdict de la justice.





Question-réponse sur un site web d'Imam en Egypte.
La semence de la femme
Le Sahïh Muslim, le Hadith 469 :
J'interrogeai l'Envoyé d'Allah de ce que la femme doit faire si elle voit un songe érotique, tout comme l'homme.
Si elle éjacule,
répondit le Prophète, elle devra se laver.
Eprouvant un peu de honte, je demandai au Prophète :
Est-ce que la femme éjacule ?
Oui,
répliqua le Prophète, sinon grâce à quoi son enfant lui ressemblerait-il ? Le liquide émis par l'homme, le sperme, est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. La ressemblance de l'enfant à l'un de ses parents dépend alors de celui des deux liquides qui atteint l'utérus le premier.
No comment.







Guerres d'influence
Ou
L'ère pure d'un Islam arabe est bel et bien révolue.
par Kébir JBIL
Si l'occident refuse de l'admettre, l'Islam lui-même revendique être une religion expansionniste et prosélyte, visant à étendre son influence aux quatre coins de la planète. Les musulmans eux-mêmes relatent avec fierté les périodes coloniales qu'ils souhaitent voir se reproduire et considèrent l'hégémonie islamique comme une nécessité à la réalisation de la prophétie originelle, à savoir la conversion à l'Islam de la moindre parcelle habitée sur Terre.
Il est en revanche rarissime de lire des analyses concernant les tensions intra-islamiques, qui alimentent depuis des décennies de véritables guerres médiatico-politiques entre pays musulmans désirant chacun contrôler le futur Islam d'Occident. Le développement de l'Islam en Occident et en Europe en particulier est principalement lié à l'immigration arabo-musulmane et indo-pakistanaise, ainsi qu'aux conversions massives dans les quartiers sensibles. Le monde arabo-musulman voit cette dynamique comme une variable géopolitique de première importance. Les populations adhérant à l'Islam constituent aux yeux des dirigeants de ces pays une force économique et une force de nuisance politique potentielles qu'il est nécessaire de canaliser afin de s'en servir en temps utiles comme leviers d'une stratégie globale.
Or, au sein même des pays arabo-musulmans, des clivages existent, et ont mené parfois à des guerres sanglantes. Aujourdhui encore, ces mêmes pays tentent sinon, de s'approprier l'Islam d'Occident, du moins de conserver la main mise sur leurs ressortissants respectifs. C'est ainsi qu'au sein de la quatrième génération de français maghrébins par filiation, on trouve des individus se déclarant de la nationalité de leurs ancêtres avant de se dire français. De plus, l'activisme islamique de ces 25 dernières années a pour résultat de hiérarchiser les identités, faisant de l'appartenance à l'Islam une priorité sur l'identité nationale. Cette désintégration contribue à forger une vision communautaire au sein d'une part importante de ces populations, et constitue par conséquent l'un des leviers que les pays arabo-musulmans peuvent actionner pour asseoir leur influence.





Jyllands-Posten, suite.
La parution, à l'automne 2005, dans le journal danois Jyllands-Posten, de douze caricatures représentant Mahomet avait entraîné dans le monde musulman d'énormes manifestations au cours desquelles des dizaines de personnes avaient péri.
La chaîne danoise TV2 a diffusé il y a quelques jours des extraits d'une vidéo présentant le prophète Mahomet comme un chameau buveur de bière et un terroriste ivre attaquant Copenhague. La vidéo a été tournée par un jeune militant du PPD, Martin Rosengaard, également membre d'un groupe d'artistes appelé Défense du Danemark. Le ministère égyptien des Affaires étrangères fait état dans un communiqué de son extrême désarroi face au comportement de certains jeunes membres du PPD.
L'Egypte mène des négociations intenses avec le Danemark à ce sujet, selon le ministère des Affaires étrangères. Le ministère met également en garde contre des réactions violentes après la diffusion de cette vidéo. Cette vidéo ne peut que constituer une provocation pour les musulmans et les pousser à des réactions imprévisibles, qui pourront amener certains à prétendre qu'ils sont violents, souligne encore le texte du communiqué.
Commentaire personnel :












perk

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