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09/10/06.

Elections à Comines.


Elections provinciales :

Abstentions 2000 : 25.8%,
Abstentions 2006 : 26.6%.


Elections communales :

Abstentions 2000 : 16.7%,
Abstentions 2006 : 15.9%.


Elections CPAS :

Abstentions 2000 : 13.64%,
Abstentions 2006 : 13.89%.



Je sais comme cela peut être ennuyeux que de lire tous ces chiffres qui vous tournent la tête. Aussi, je vais, avant de passer à la deuxième série de chiffres, vous recompenser d'avoir tenu le coup jusqu'à présent et vous soutenir en vue de la série suivante, vous raconter une petite histoire.


Une tite histoire :
Par une belle journée de fin d'ét, une graine de nénuphar emportée par le vent finit sa course dans une petite mare. Très vite une feuille sortit de la petite graine. Comme la plante reposait dans un milieu propice, elle se développa vite et une jolie fleur jaune et noire attira bientôt les regards. Chaque jour elle grandit de plus belle. Les passants, étonnés de voir un nénuphar dans une mare, regardaient comme envoûtés cette plante se développer si vite et si bien. Il faut dire qu'elle avait tout pour prendre de l'ampleur : un noyau dur, une atmosphère et une tension idéale -quitte à provoquer de ci de là un petit événement que la plante, décidément intelligente, savait mettre à profit-, un milieu qui naguère avait déjà connu cette espèce -donc un environnement qui était plutôt favorable à son enracinement-, une pointe de curiosité qui ne favorisait pas l'éradication préventive, et enfin, une résistance mollassonne qui flirtait plus souvent avec le ridicule qu'avec la franche détermination face à l'hégémonie.
Au fil des jours, comme la plante prenait de plus en plus d'espace, quelques passants se posèrent des questions : ne fallait-il pas circonscire cette plante ? Ou tout au moins la surveiller afin d'éviter d'éventuels débordements ? La laisser se développer sans limite et sans réagir ne pourrait-il pas, à terme, poser problàme ?
Les jours suivants les passants regardaient pendant de longues heures le nénuphar qui doublait maintenant de surface chaque jour. Ils se demandaient si la plante n'allait pas empiéter sur l'espace des autres. Mais chaque soir venu, les passants poussaient un souffle de soulagement en voyant qu'il y avait encore un peu de place pour les autres plantes. Encore un jour de passé, se disaient-ils, où toutes les plantes ont pu vivre ensemble. Et comme elles vivaient encore toutes, personne ne dit rien, ne fit rien, et tout le monde allait se coucher. Sauf quelque grincheux qui voient le mal partout et qui ne peuvent rien faire car ils ont une vilaine maladie qui les empêche d'agir : ça s'appelle la liberté d'opinion. Terrible maladie qui peut vous mener jusqu'à la Cour Européenne de Justice -qui jusqu'ici n'a jamais rien trouver à redire contre les plantes envahissantes-.
Mais il arriva qu'une nuit la plante avait couvert la moitié de la surface de la mare. Comme elle doublait de surface chaque jour, c'était donc la dernière nuit pour toutes les autres plantes, mais les gens, confiants et inconscients, se disaient que rien de désagréable ne pouvait arriver.
Au petit matin le hameau se réveilla. Bien vite les gens s'aperçurent que quelque chose avait changé. Le fond de l'air était frais. Le vent du nord amenait des embruns. Le ciel était sombre. L'herbe était vert-de-gris. Beaucoup d'hommes portaient une chemise noire. D'autres, une brune. Les gens marchaient au pas de l'oie et leurs pas sur les pavés bien rangés résonnaient comme un bruit de bottes. Les murs avaient des oreilles.
Tout le monde se précipita vers la mare pour voir ce qui rendait la vie si triste.
Le nénuphar avait envahi la mare. Toutes les plantes qui y vivaient étaient étouffées. L'eau, autrefois vive et qui chantait la vie, croupissait maintenant. Une myriade de moustiques se battaient autour de bulles s'échappant de la vase nauséabonde.
A chaque coin de rue on parlait de l'affaire. Quelques uns crièrent au loup, répétant qu'ils avaient depuis longtemps prévenu des dangers que représentait cette plante. D'autres, les plus nombreux, ne commencèrent à se plaindre que lorsque l'air ambiant leur devint irrespirable. Ils ne pouvaient plus faire le moindre mouvement sans qu'ils ressentent de douleurs profondes. Ils ne pouvaient plus parler sans s'exposer à d'atroces représailles. Et s'ils se réunissaient à plus de cinq, ils risquaient tout simplement le camp de rééducation. Certains autres, encore, souriaient doucement dans leurs moustaches courtes qui leur recouvraient le milieu de l'arc de cupidon, à la façon de ... comment s'appelait-il déjà ? euh.... comme euh.... Les palabres duraient souvent toute la journée et parfois une partie de la nuit, jusqu'à l'extinction des feux.
Une fois, quelques uns plus hardis ou plus écervelés que les autres, profitèrent de la nuit pour aller planter des banderilles dans la plante devenue tentaculaire. Au petit matin, lorsqu'on découvrit les minuscules entailles faites à l'épaisse et gigantesque feuille dont les ramifications s'étendaient dans tous le village, des partisans, au titre de la d'fense des feuilles vert-de-gris, encerclèrent une maison et y mirent le feu. Ils ne s'agissait probablement pas de la maison des vrais coupables, mais plutôt le fait d'une dénonciation de voisins qui souhaitaient s'approprier les biens des gens qui maintenant se lamentaient lamentablement.
Aujourd'hui, dans ce village, tout est régenté. Et tout va très bien puisque depuis lors, plus personne ne rouspète ! jamais!





Et nous voilà reparti dans les chiffres.



Vlaams Belang en province d'Anvers :
2000 : 22.11%, 2006 : 28.47%. On vous dit qu'il a progressé de 6.36%.
En réalité, il a 6.36 de plus par rapport au groupe, mais de 237.142 voix, il a pris à peu près un tiers de plus qu'en 2000, soit 76.289 voix de plus, puisqu'il est passé à 313.431 voix, ou, pour être plus précis, 32.17%. Il a progressé d'un tiers et on vous parle de 6.36% !



Vlaams Belang en province de Flandre Occidentale :
2000 : 10.69%, 2006 : 17.48%. Progression annoncée: 6.79%.
En fait, en 2000, 81.657 voix. En 2006, 139.569 voix.
Cela fait 57.912 de plus ! sur 81.657, pour moi, il a progressé de 70.92% !



Vlaams Belang en province de Flandre Orientale :
2000: 14.72%, 2006 : 21%. On vous susurre plus 6.28%. Il a grossi grosso modo d'une petite moitié de son propre poids, à vue de nez. De 138.193 il est passé à 203.644, soit une progression de 47.36%.



Vlaams Belang en province de Limbourg :
2000 : 11.24%, 2006 : 18.06%. Ce n'est pas une progression de 6.82% comme on vous le dit, je vous dis que le VB est passé de 57.930 à 97.288, soit, à la cuillère, plus de sa propre moitié. Voyons d'un peu plus près : qu'est-ce que je vous disais ! 67.94% !



Vlaams Belang en province de Brabant Flamand :
2000 : 11.99%, 2006 : 18.22%. Le 6.23% qu'on vous balance à la figure parce qu'on vous prend pour des ignares est loin de la vérité. En fait, de 80.020 ils sont passés à 125.445. Faut pas être sorcier pour voir qu'il y a augmentation d'environ un peu plus de la moitié de ce qu'il faisait avant ! Calculons : 56.76% d'augmentation par rapport à son propre poids. Quand tu suis une cure d'amaigrissement, c'est ton poids nouveau par rapport à ton poids d'avant qu'on mesure, pas par rapport au poids de l'ensemble des curistes !



Vlaams Belang à Courtrai, une ville moyenne près de chez nous. 2000: 4.893 voix, 2006 : 7.452. A vue de nez, une moitié en plus. Voyons voir. Ben voilà : 65.66% d'augmentation !



Vlaams Belang à Ypres, une autre ville de moyenne dimension.
2000 : 1547 voix, 2006 : 3327. Tout de suite, là, comme ça, je dirais... plus ou moins le double. Voyons ça de plus près. Ouftiiiiiiii ! 115.06% !



Vlaams Belang à Menin, petite ville près d'ici.
2000 : 1576, 2006 : 2705. Même système, moins du double. 71.63% d'augmentation !



Vlaams Belang à Wervicq, notre voisine et ennemie mortelle.
2000 : 657, 2006 : 1841. Presque trois fois plus ? Voyons. Quand je vous le disais ! 180.21% d'augmentation ! Et eux, ils vous susurrent une différence de 9.59%. Ils sont presque trois fois plus nombreux qu'il y a six ans, les flamingants à un jet de pipi de serin asthmatique d'ici et on vous dit qu'il n'y a pas trop de bobo, que, ouf, aujourd'hui encore, tout le monde a pu vivre comme avant. Allons dormir, demain est un autre jour.


Le 8 octobre 2006, c'était la dernière nuit pour tout le monde, mais les gens, confiants et inconscients, se disaient que rien de désagréable ne pouvait arriver. Dommage.
Pour nous. Eux, s'en sortiront bien !





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