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2 mai 2007.

En Iran, la justice assassine des enfants.

En septembre 2006 je vous avais parlé de Atefah, une jeune iranienne assassinée par la justice de son pays.
Les choses semblent bouger un peu. Un tout petit peu, seulement. Mais même si ce tout petit peu est la vie d'une jeune fille, ça encourage et, tous ensemble, faisons un rêve, un jour nous mettrons fin à ces actes barbares d'un autre âge, d'une autre civilisation, d'un autre monde.
En attendant, une autre jeune fille, parmi des centaines d'autres chaque année, compte ses derniers jours à vivre. La loi islamique ne pardonne pas une femme touchée. Une femme violée peut-être condamnée - à mort parce que là-bas on ne fait pas les choses à moitié - et si elle réussi à échapper au viol, dans ce cas-ci en tuant un de ses agresseurs, elle est également condamnée à mort.
Je ne suis pas tout à fait sûr qu'ensemble nous allons changer ces barbares en êtres dotés d'un minimum d'humanité. J'espère simplement qu'après avoir lu ce qui suit vous allez, comme je l'ai fait, signer la pétition en faveur de Nazanin.

En voici davantage, sur le site de Nazanin Afshin-Jam qui lutte pour défendre les jeunes iraniennes:

Le 12 avril seulement 7.000 personnes avaient signé une pétition pour sauver Nazanin Fatehi, une Iranienne de 18 ans condamnée à mort pour avoir tué l’un des 3 hommes qui avaient tenté de la violer, elle et sa nièce. La jeune femme avait 17 ans lorsque les événements sont survenus.

En Iran les attaques à l’encontre des femmes étant devenues si nombreuses, beaucoup de femmes se promènent soit avec un couteau soit avec une grenade lacrymogène car le régime des mollahs ne reconnaît pas le viol comme un délit. Si Nazanin ne s'était pas défendue face à son agresseur, elle aurait pu quand même être passible d'une peine de prison pour avoir eu une relation sexuelle avant le mariage à moins que quatre hommes n’aient plaidé en sa faveur. Amnistie internationale rapporte que la jeune femme aurait déclaré, lors de son procès: Je voulais nous défendre, ma nièce et moi. Je ne voulais pas tuer ce garçon. Dans la panique, je ne savais pas quoi faire, car personne ne nous est venu en aide.

L’auteure de la pétition canadienne s’est lancée dans une croisade pour sauver la vie de cette jeune Iranienne qui porte le même prénom qu’elle, mais dont les conditions de vie sont éminemment différentes. L’auteure de la pétition, une ex-Miss Canada, Nazanin Afshin-Jam a mis sa notoriété au service d’une cause humanitaire : le 1er juin, sa campagne menée sur Internet et dans les médias a porté ses fruits.

Vendredi dernier, à Téhéran, la condamnation à mort par pendaison a été suspendue et un nouveau procès doit avoir lieu. Afshin-Jam se dit soulagée par cette décision, mais craint qu’une nouvelle condamnation à mort ne soit prononcée. Afshin-Jam a fui l’Iran en 1979 avec sa famille, mais elle y a conservé quelques contacts. Par l’entremise de l’un d’eux, elle affirme avoir pu communiquer avec Nazanin Fatehi en prison. Elle était très contente de savoir qu’il y a des personnes autour du monde qui prenaient connaissance de son histoire et qui tentaient de l’aider. Mais aussi, elle était très triste et elle avait très peur, affirme-t-elle.

Après 2 mois d’efforts, plus de 170.000 citoyens des quatre coins du monde ont signé la pétition et en plus, Nazanin Afshin-Jam se rendra au Parlement Canadien pour poursuivre sa croisade et tenter de rallier les parlementaires à sa cause. Dans son effort pour tenter de sauver la jeune femme, Nazanin Afshin-Jam a reçu l’appui de la haute-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Louise Arbour, de l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères, le libéral Lloyd Axworthy et aussi le soutien de la députée libérale Belinda Stronach. Et dans une semaine, Nazanin Afshin-Jam plaidera devant les représentants de l’ONU.

Pour l’instant, aucune rencontre n’est prévue avec les diplomates iraniens, mais Mme Afshin-Jam espère que le gouvernement canadien pourra l’aider à en obtenir une.

La pétition. Après avoir signé, vous recevez un mél que vous devez valider.



Je ne mets pas en ligne les images d'amputation et d'énucléation par respect pour les victimes.
Vous pouvez voir des lapidations dont celle d'une fille de 13 ans.
La séance de lapidation est publique. Le code pénal de la République Islamique, articles 102 et 104, définit les conditions de la lapidation :
Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance.
Les lapideurs doivent rester à distance d’une quinzaine de mètres de leur cible et choisir avec soin leurs pierres : Les pierres coupantes sont choisies pour leurs arrêtes effilées qui provoquent les saignements les plus spectaculaires. Une pierre coupante doit de préférence être lancée au visage du condamné. Les pierres rondes nécessitent moins de précision car elles sont efficaces partout. Elles sont idéales pour briser les os et provoquer les hémorragies internes fatales.

Attention : images insoutenables. Ici.


Source : IranResist, un site d'opposants iraniens qui ont réussi à fuir leur pays.












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