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24 mars 2007.


Belgique : Des nazis rendent hommage à des SS.

Le 10 mars, des nazis du réseau international ultraviolent Blood and Honour se sont rendus à Lommel, dans la province du Limbourg, pour rendre hommage à des soldats SS enterrés dans le cimetière allemand de la localité.

La manifestation s’est déroulée officiellement sans incidents. Le bourgmestre faisant fonction, Walter Cremers, a dit n’avoir pu que constater la tenue de la réunion, regrettant, dit-il, ne rien pouvoir faire pour l’empêcher tant que l’ordre public n’est pas perturbé. Il a dit attendre la future loi qui doit interdire des organisations nazies comme Blood and Honour.

La manifestation, qui s’est déroulée sous les yeux de policiers en civil, s’est poursuivie par un concert à Malines rassemblant près de 250 skinheads.

La violence de Blood and Honour.
L’organisation Blood and Honour, ouvertement antisémite et se réclamant du Führer, a essaimé un peu partout en Europe, en France, en Allemagne, en Italie, en Norvège, en Suède, en Suisse, ainsi qu’aux Etats-Unis, au Canada et maintenant dans la plupart des pays de l’ex-bloc soviétique. B&H a néanmoins connu des conflits internes qui donneront lieux à des dissidences, comme celle des Hammers skins.

Le 16 mai 2OO6, un militant anarchiste a été sauvagement battu et poignardé, en pleine rue à Varsovie. Son nom figurait sur la liste Redwatch de la branche polonaise de Blood and Honour. Laquelle reprenait les noms, les photos et adresses de personnes engagées dans une activité antifasciste, antiraciste, ou appartenant à une organisation homosexuelle ou féministe. L’association Reporters sans frontières a alerté le ministère polonais de la Justice : une quinzaine de journalistes de gauche faisaient, eux aussi, l’objet de graves menaces. Depuis lors, le site néonazi polonais, basé aux Etats-Unis, a été bloqué par la police de Varsovie, avec l’aide du FBI.

Le 7 septembre 2006, dix-sept activistes - dont dix militaires - néonazis ont été arrêtés. Membres de l’organisation clandestine Bloed-Bodem-Eer en Trouw, BBET, ils se préparaient, selon la justice belge, à organiser des actions terroristes. BBET est issu de la division flamande de Blood and Honour.

En Grande-Bretagne, Blood and Honour dispose d’une branche paramilitaire : Combat 18, le 1 et le 8 correspondant au rang alphabétique des initiales d’Adolf Hitler. Cette branche militaire contrôle l’organisation néonazie.

Si la version néonazie du mouvement skin représente un véritable danger, c’est l’ensemble de sa mouvance et de ses soutiens politiques qui doivent ici être stigmatisés. En effet, les skinheads ne sont que les troupes de choc de formations et d’organisations d’extrême droite dont l’objectif reste le même : la déstabilisation du système politique actuel pour le remplacer par un régime d’Ordre nouveau.

Après la mort de Stuart Donaldson, cette branche militaire a pris le contrôle de l'organisation néonazie. Le C18 combat, plus que jamais, le Zog (Zionist Occupation Government), l'imaginaire gouvernement d'occupation sioniste, selon la formule du nazi américain William Pierce. On le voit, les néonazis de B&H affectionnent le langage crypté, une manière de se faire mousser et d'attirer de nouveaux adeptes.

Un héritage nazi revendiqué.
Blood & Honour, B&H, est fondé en Grande-Bretagne, à la fin des années 70, par Ian Stuart, 1957-1993, un dirigeant du National front, NF, qui souhaite recruter et politiser les jeunes skinheads. Les skinheads appartiennent alors à un mouvement culturel issu de la classe ouvrière britannique. Ils sont plutôt antiracistes et leur musique est le ska, un mixte entre le rock anglo-saxon et le reggae jamaïquain. B&H deviendra la première organisation structurée et internationale rassemblant les skinheads de tendance NS, c’est-à-dire nationaux-socialistes. Le mouvement de Ian Stuart se revendique comme étant l’héritier direct de la SS, l’élite de la dictature hitlérienne. Il est ouvertement antisémite. Les Juifs sont sa cible numéro un.

Organisant des concerts de , le rock des skins, et la distribution des disques des groupes agissant sous son label RAC, Rock against communism, Blood and Honour va également fonder un groupe d’action qui se lancera ensuite dans des opérations terroristes, sous le nom de Combat 18 : soit un et huit, pour les première et huitième lettres de l’alphabet, soit AH, les initiales d’Adolf Hitler... Tout un programme.

L'internationale des skins nazis.
Le 16 mai 2OO6, un militant des droits de l'homme a été sauvagement battu et poignardé, en pleine rue à Varsovie. La victime figurait sur la liste Redwatch de la branche polonaise de Blood and Honour. Laquelle reprenait les noms, les photos et adresses de personnes engagées dans une activité antifasciste, antiraciste, ou appartenant à une organisation homosexuelle ou féministe. L'association Reporters sans frontières a alerté le ministère polonais de la Justice : une quinzaine de journalistes de gauche faisaient, eux aussi, l'objet de graves menaces. Depuis lors, le site néonazi polonais, basé aux Etats-Unis, a été bloqué par la police de Varsovie, avec l'aide du FBI.

Fondée en Grande-Bretagne, en 1979, par le chanteur Ian Stuart Donaldson, l'organisation Blood and Honour, ouvertement antisémite et se réclamant du Führer, a essaimé un peu partout en Europe, en Allemagne, en Norvège, en Suède, en Suisse, ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada. Stuart Donaldson, décédé dans un accident de voiture en 1993, avait développé un principe simple : sensibiliser les jeunes aux idées néonazies par le biais de la musique. D'où l'importance, dans la mouvance de B&H, des concerts de musique Oï, chère aux skins nazis. Né dans les banlieues ouvrières britanniques à la fin des années 1960, le mouvement skinhead, à l'origine antiraciste, s'est ainsi vu phagocyter par l'extrême droite la plus nauséabonde. Pour s'en désolidariser, les vrais skins appellent leurs déviants nazis les boneheads, crâne d'os ou idiot, en anglais. Jolie trouvaille...

Pour en revenir à la célébration de Lommel le 10 mars 2007, célébration qui, officiellement, s"est passée sans incident, je me permet toutefois de rapporter ceci : Quelques incidents ont eu lieu au cours de la nuit de samedi à dimanche à Malines à l'occasion d'un rassemblement festif de 250 skinheads organisé par le groupuscule néo-nazi Blood and Honour. Deux jeunes filles néerlandaises membres du groupe ont été légèrement blessées.
Les faits se sont produits après la fête, alors que les deux jeunes filles étaient à la recherche de nourriture en compagnie d'une vingtaine d'autres sympathisantes. C'est au moment où elles ont rencontré un groupe d'allochtones que le ton est monté, sans que l'on en connaisse la raison. Lorsque la police est arrivée, les allochtones étaient partis.
Les deux blessées ont été hospitalisées pour un examen. Personne n'a été appréhendé et aucune plainte n'a été déposée.

On sent toute la diplomatie dont sont dotés certains journalistes qui édulcorent certains faits, probablement légèrement persuadés par les autorités qui n'apprécient pas beaucoup l'étalage de tels incidents. Mais, grâce à ce journaliste courageux, nous savons que la célébration ne s'est pas déroulée dans le calme.



La RTBF diffusait en 2004, dans son magazine Actuel un reportage signé Jean-Claude Defossé et consacré au Vlaams Blok. Essentiellement basé sur des documents d’archives, ce document avait pour but avoué d’exposer au grand jour la face cachée du parti d’extrême droite flamand, en mettant en évidence les liens étroits de celui-ci avec des mouvements fascistes tels le VMO ou le Voorpost, notamment.

Dans les rangs antifascistes, ce reportage a fait l’unanimité, chacun saluant sa qualité et ses vertus didactiques, à quelques jours d’élections qui ont hélas conforté encore le succès de l’idéologie d’extrême droite.

Ceci, mais plus encore les réactions reçus à la rédaction de RésistanceS, tend à montrer que ce document n’a pourtant pas été accueilli avec la même bienveillance parmi les séduits du Blok. Certes, on pouvait s’attendre à ce que ceux-là aient quelque répugnance à concéder que ceux auxquels ils s’apprêtaient à donner leur voix soient des admirateurs d’Adolf Hitler, mais enfin on aurait pu espérer en un sursaut d’indignation, tout de même, devant des images d’archives indubitablement authentiques, et ô combien éclairantes…

Au lieu de cela, d’aucuns ont crié à la partialité, à l’étalage d’une réalité insupportablement tronquée par des médias aux ordres. Semblant penser que le vrai Vlaams Blok, aujourd’hui, n’a plus rien de commun avec ces images d’hier, et qu’on se sert aujourd’hui du passé pour noircir un présent dont le Blok n’aurait en rien à rougir.

Soit. Je me targue d’une certaine ouverture d’esprit, et je m’en voudrais de jeter à mon tour l’opprobre sur un parti devenu aujourd’hui, après une enfance tapageuse, tout à fait respectable – ou, disons, aussi respectable que les autres, ceux que l’on désigne habituellement sous le vocable de démocratiques. J’aimerais donc qu’on m’explique :

* Que faisaient Philip Dewinter et Gerolf Annemans, respectivement numéro1 et numéro 2 du Blok, à une cérémonie d’hommage à une trentaine de SS flamands, en novembre 1988 à Lommel ?
* Comment Xavier Buisseret, qui fut membre de la milice pronazie VMO et éditeur responsable de Haro, une publication négationniste, a-t-il pu devenir député Vlaams Blok, responsable de la propagande et de la formation des jeunes du parti – avant d’être condamné pour faits de mœurs sur mineures ?
* Pourquoi Roeland Raes, ancien sénateur et vice-président du Vlaams Bolk, Wim Verreycken, actuel chef de groupe des sénateurs blokkers et Philip Dewinter célébraient-ils en 2001 le 25ième anniversaire du Voorpost, un groupe d’action nationaliste anti-belge héritier du VMO et du nazisme ?
* Pourquoi Roeland Raes, limogé de son mandat de sénateur du Blok après ses déclarations révisionnistes sur une chaîne de télévision hollandaise, se retrouve-t-il aujourd’hui au service d’études du Vlaams Blok ?
* Qu’est-ce qui a pris à Karel Dillen, président d’honneur à vie du Vlaams Blok, de se faire photographier faisant le salut nazi Qu’est-ce qui lui a pris, pareillement, de rendre hommage aux flamands collaborateurs du nazisme, ou de traduire les écrits de Bardèche, un négationniste français ?
* Comment un Francis van den Eynde, fondateur du Voorpost et adepte des réunions du Sint Maartens Fonds, a-t-il pu devenir député blokker ?
* Que faisait Johan Demol au Front de la Jeunesse, autre milice néo-nazie ? Et pourquoi l’a-t-il nié jusqu’à ce que la preuve en soit faite en 1997 par la publication de son bulletin d’adhésion ? Le Front de la Jeunesse, à cette époque, s’est rendue coupable d’incendies de maisons de jeunes schaerbeekoises et d’agressions violentes de militants de gauches, notamment. Peut-on sérieusement croire que Demol n’ait, lui, fait que converser de choses et d’autres avec ses coreligionnaires du Front de la Jeunesse… mais jamais de politique ?
* Pourquoi le Vlaams Blok a-t-il fourni un poste d’attaché parlementaire à un homme, Bart De Bie, qui, lorsqu’il était policier à Anvers, a été suspendu pour avoir torturé des Turcs au commissariat, et qui sera bientôt jugé pour cela ?
* Que fait Luc Vermeulen, patron du Voorpost, ardent défenseur d’une renéerlandisation de Bruxelles et prêt pour cela à y mettre le feu, à la tête du service d’ordre du Vlaams Blok ?
* Pourquoi le Blok offrit-il en 1994 une bonne place sur ses listes à Roeland Van Walleghem, l’un des meurtriers de Jacques Georgin, militant FDF tué en 1970 par des membres du VMO ?
* Pourquoi Johan Demol s’est-il choisi comme éminence grise un personnage comme Patrick Sessler, néonazi notoire, qui se faisait photographier faisant le salut nazi sur la tombe de Franco ?
* Que voulait dire Frank Van Hecke lorsqu’il affirma, lorsqu’il succéda en juin 1996 à Karel Dillen à la tête du Blok, qu’il n’abonnerait pas la ligne dure du Vlaams Blok ? Voulait-il déclarer par là sa fidélité indéfectible au lourd passé de la vieille garde du parti ?

Erreurs de jeunesse ? Malencontreux concours de circonstances ? Interprétations oiseuses ? On conviendra que cela fait, pour un seul parti – qui plus est en quête de respectabilité – beaucoup de malheureuses coïncidences. Auxquelles il faudrait encore ajouter, pour être complet, les derniers faits d’armes de quelques conseillers Vlaams Blok, ces dernières semaines.

Avouez, Messieurs du Vlaams Blok, que nous ne nous facilitez pas la tâche : il faut décidément vouloir ne pas voir pour ignorer vos très mauvaises fréquentations.

Nadia GEERTS - RésistanceS – Bruxelles – Belgique – 15 juin 2004

Lommel, province du Limbourg, 10 mars 2007.

Quelques participants avant la cérémonie.

Au départ, les nazis ont infiltrés les skinhead mais il y a eu scission, les véritables skinhead ne sont pas racistes.

Rassemblement des couleurs.
Lommel, province du Limbourg, 10 mars 2007.

Les nouvelles recrues sont facilement pêchées lors des concert de leur musique oÏ.

Devant le monuments aux soldats allemands morts.

Avant le dépot de gerbes.
Lommel, province du Limbourg, 10 mars 2007.

Stefan Wijkamp. Le leader. Il n'a pas seulement copié les moustaches et les lunettes de son idole : il a adopté son phrasé, ses mimiques et ses qualités oratoires qui lui permettent de tenir son discours sans aucunes notes.

Les nazis hongrois cotoient les anglais, les néerlandais et les belges.

Observez la croix derrière Herr Wijkamp : il n'y a que quelques années que celle de Wervicq plantée en face de la gare a été enlevée.
Lommel, province du Limbourg, 10 mars 2007.

Un petit tour et puis ne s'en vont pas.

Gentille invitation.

Et le maire ne peut pas interdire ça !
Lommel, province du Limbourg, 10 mars 2007.

Joop Glimmerveen.

Stefan Wijkamp.

Comme larrons en foire.
En d'autres occasions.
En d'autres occasions.
En d'autres occasions.

Sources :
http://www.avoixautre.be/
http://www2.levif.be/
http://aff.skynetblogs.be/
http://hbvl.typepad.com
http://aff.skynetblogs.be/
http://www.ravagedigitaal.org
http://www.blokwatch.be/

Petit rappel de la véritable avancée du VB lors des dernières élections :
déjà cité ici .
Lieu de progression Progression officielle Progression réelle
Anvers 6,36% 28,47%
Flandre Occidentale 6,79% 70,92%
Flandre Orientale 6,28% 47,36%
Limbourg 6,82% 67,94%
Brabant Flamand 6,23% 56,76%
Courtrai 65,66%
Ypres 115,06%
Menin 71,63%
Wervicq 9,59% 180,21%

En 1933 non plus, on n'y croyait pas.









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