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28 nov. 07.

Au cœur de la communication (ACC).

acc Selon la secte .

Origines de la Fondation Nuer
La Fondation Nuer a été créée en 1999 en l'honneur de Claire Nuer (1933-1999), pour promouvoir et poursuivre le travail et les principes auxquels elle a dédié sa vie.

Luttant contre un cancer, elle avait appris à y faire face et, malgré un mauvais pronostic, reconstruire des buts personnels et réaliser ses aspirations les plus profondes. Elle avait alors décidé d'enseigner cette expérience aux autres afin qu'ils n'aient pas à attendre de vivre une période difficile comme une maladie ou une crise personnelle telle qu'un divorce ou une faillite pour éclaircir leurs buts personnels et améliorer leurs relations avec autrui.

La Mission
Permettre à des individus, des groupes ou des associations de contribuer de manière positive à l'avenir de l'humanité en soutenant des initiatives en cours ou en fournissant des outils pour lancer de nouveaux projets.

Projets
Leadership Fund Ce projet consiste à créer des fonds pour soutenir des leaders, issus de milieux défavorisés, à perfectionner leur formation au leadership.

Ce que d'autres nous en disent :

Actualité juive, 12 novembre 1998.
Neuf cadres de la société Essor sont victimes d'un licenciement abusif, pour s'être révoltés contre les pratiques sectaires utilisées dans des séminaires qui leur étaient imposés. Ceux-ci étaient organisés par ACC, dont la gourelle n'est autre que l'épouse du directeur d'Essor, Sam Cohen.

Claire Nuer, qu'on avait mise en lumière en 1996 lors d'une émission du Droit de Savoir. Son association ACC - Au Coeur de la Communication -, dont les méthodes avaient été dévoilées alors, à base de confessions nauséeuses, de culpabilisation, d'épuisement physique et psychologique provoqué au cours de séances interminables, de pseudo-traitement miracle d'un certain Dr Naessens depuis réfugié au Canada, X714, censé soigner tout, cancer et sida y compris.

La partie émergée de l'iceberg.

Car, bien au-delà du droit du travail, c'est à une secte, Au coeur de la communication (ACC), dont Essor-Optique était devenu le champ d'application, que s'intéresse désormais la justice.

En 1998, neuf des salariés de l'entreprise, annoncent à leur directeur Sam Cohen leur intention de ne pas se rendre à un séminaire organisé au Canet-en-Roussillon : ils savent, pour l'avoir expérimenté à leurs dépens, que ce type de réunion prend plutôt des allures de séance d'endoctrinement souvent impitoyable. Toujours insupportables : Nous avons vécu, confie l'un des salariés, de véritables scènes organisées de destruction psychologique. On nous faisait culpabiliser, craquer devant tout le monde. Bref, nous servions de cobayes, chargés d'expérimenter les méthodes prônées par ACC avec un mot d'ordre, le fil rouge de la stratégie de Sam Cohen : Changer les schémas mentaux de vos clients après avoir changé les vôtres. Bref, il faisait du prosélytisme à travers sa société commerciale.

Enquête préliminaire du parquet de Nanterre.

Le refus de participer au séminaire du Canet se traduit immédiatement par le licenciement collectif des neufs salariés récalcitrants qui, depuis, n'ont jamais baissé les bras, bien décidés à ce que toute la lumière soit faite sur l'infiltration d'Essor-Optique par la secte ACC : les prud'hommes examinent les motifs de licenciements.

Les juges ont estimé une première fois, sur la forme, qu'ils reposaient sur une cause réelle et sérieuse et le parquet de Nanterre, de son côté, garde un oeil ouvert sur le fond de l'affaire, par le biais d'une enquête préliminaire portant sur les activités parallèles d'Essor-Optique. Enquête qui pourrait aboutir, comme le souhaitent les plaignants et leur avocat Me Brihi, à l'ouverture d'une information judiciaire.

Face à eux, Sam Cohen se défend avec la dernière énergie et nombre de ses actuels employés font chorus, niant en bloc l'interpénétration entre Essor et ACC. Détail troublant, cependant : la fondatrice de la secte, Claire Nuer ­ aujourd'hui décédée ­ n'était autre que l'épouse du même Sam Cohen ! Au coeur de la communication, enfin, privée de son antenne parisienne, mais qui a toujours pignon sur rue à San Francisco et Montréal où sont organisés de nombreux stages facturés à prix d'or en direction des cadres de grandes entreprises, n'a pas attendu les déclarations des neuf commerciaux licenciés pour faire parler d'elle.

Déstabilisations psychologiques

Dans cette loufoquerie généralisée, les méthodes ACC ne détonnent guère. De très sérieux périodiques spécialisés dans la vente et le marketing n'hésitent pas à recommander à leurs lecteurs les séminaires que propose l'association.

D'autres supports connus dans le domaine cette fois de la santé et de la beauté vantent telle formation destinée à perdre du poids ou à arrêter de fumer. ACC ratisse large. Mais l'altruisme dont elle se réclame s'accompagne de méthodes pour le moins discutables : d'après Le journal de Montréal du 26 septembre 1996, le stage Au-delà de nos limites a suscité des plaintes de la part de plusieurs participants : Les plaintes reçues concernaient principalement le contrôle exercé sur les participants, le manque de respect à leur égard. . . . Les plaignants font état de déstabilisations psychologiques dont ils auraient été l'objet.

Les séances de culpabilisation publique sont particulièrement mal vécues.

Autre point obscur, le domaine de la neuro-psycho-immunologie qu'ACC n'hésite pas à aborder, devant tous les collègues réunis; on se culpabilise, on pleure, se targuant de nouvelles approches thérapeutiques dans le cancer et le sida.

Rapport de la Commission d’enquête parlementaire française sur les sectes et l’argent - Un marché propice au développement des pratiques sectaires 10 juin 1999

AU CŒUR DE LA COMMUNICATION

Au cœur de la communication (ACC) est une organisation, non répertoriée dans le rapport de la précédente commission d’enquête, qui s’est développée en dispensant des formations, montrant ainsi l’importance que revêt ce secteur dans l’expansion du phénomène sectaire. Elle a attiré l’attention de la Commission d’enquête du Parlement belge.

ACC a été fondée par Mme Claire Nuer, récemment décédée, qui prétendait avoir été guérie d’un glaucome par la méthode d’un cancérologue américain, le docteur Simonton. Mme Nuer avait créé en 1989 une association Clarté et confusion, rebaptisée en 1991 Au cœur de la communication, afin de développer des actions de prévention et de développement personnel. L’association organise des conférences, des séminaires et des formations, notamment auprès de médecins et de professionnels de la santé. Immatriculée comme organisme de formation depuis 1990, elle est dirigée depuis 1991 par Mme Dominique Maillard, l’époux de Claire Nuer, M. Samy Cohen, étant désigné comme responsable sur les bilans pédagogiques et financiers adressés au SRC d’Ile-de-France. ACC bénéficie d’une exonération de TVA depuis 1992. Elle n’a cependant déclaré aucune activité depuis 1997.

L’association a expérimenté ses méthodes au sein de la société Essor dont M. Samy Cohen est le directeur général. Cette société implantée à Villeneuve la Garenne est spécialisé dans la production de verres optiques. Plusieurs séminaires animés par Mme Claire Nuer ont été suivis par des salariés d’Essor, en France et à l’étranger. Ils utilisaient les techniques de développement personnel pour inciter les stagiaires à procéder à une véritable confession publique. Ces formations ont provoqué un litige entre les salariés et la direction d’Essor. Le refus de suivre les stages, opposé par plusieurs cadres, aurait provoqué le licenciement de ces derniers. Ce litige a été jugé suffisamment important pour que le Groupe national de contrôle de la formation professionnelle demande une enquête au SRC d’Ile-de-France.

Selon l’Enquête parlementaire belge de 1996.

ACC est une organisation sectaire française dirigée par Claire Nuer, une secte New Age de type thérapeutique. Elle organise régulièrement des séminaires de communication à Paris, San Francisco et Montréal. Cette organisation prétend que tous les problèmes, qu’ils se situent au niveau professionnel ou privé, peuvent être résolus par le biais de la communication. En fait, selon un témoin, les techniques de communication appliquées par le groupe ne sont rien d’autre que des techniques de manipulation.

ACC considère que même le sida et les maladies cancéreuses ont une origine émotionnelle.

Il faut alors guérir le mal par le mal, c’est-à-dire qu’au cours de séances de groupes, l’adepte est invité à rechercher, grâce à différents exercices, les éléments (le pattern) qui font que sa vie ne tourne pas rond ou à cause desquels il a une maladie grave. Les exercices consistent notamment à remplir les colonnes d’un tableau avec les éléments négatifs qui ont marqué la vie de l’adepte. Si celui-ci n’obtempère pas, il est humilié et dénoncé devant les autres personnes présentes (ce nombre peut atteindre 250 personnes), parce qu’il n’a pas encore trouvé son pattern. La pression exercée, entre autres, par des médecins est subtile. Les personnes présentes cherchent à améliorer leur situation (privée ou professionnelle). Or, lorsqu’elles entendent, au cours de la réunion, qu’un certain nombre d’adeptes ont déjà réussi là où elles continuent à échouer, elles commencent à douter sérieusement de leurs propres capacités et finissent par vouloir à tout prix découvrir les éléments (souvent suggérés) qui sont à l’origine de leur(s) problème(s).

Une fois le pattern trouvé, l’individu est soumis à une série d’exercices, qualifiés par le témoin de très déstabilisants, pour essayer de s’en libérer. Cinq jours suffisent, selon lui, pour casser quelqu’un psychologiquement. Il s’agit d’un véritable processus d’infantilisation. L’adepte se culpabilise et se focalise sur ce qui ne va soi-disant pas. Il cherche une solution, mais comme souvent le problème mis ainsi en exergue est faux, il n’existe pas de solution. Les dirigeants se mettent eux-mêmes sur un piédestal car c’est grâce à eux que l’adepte a soi-disant identifié son(ses) problème(s). Ils l’invitent à assister à de nouveaux séminaires, à chaque fois payants, et l’adepte devient ainsi de plus en plus dépendant.

Au cours de tels séminaires, les adeptes subissent une énorme pression morale et sont soumis à un rythme de travail effréné : interdiction de sortir, contrôle permanent, interdiction d’aller aux toilettes, nombreux exercices débilitants, dix heures de réunion ininterrompue.

Le même témoin estime qu’il faudrait insérer dans le Code pénal une disposition visant à punir la manipulation mentale. Un groupement comme ACC arrive très facilement à dépersonnaliser ses adeptes et à leur imposer une nouvelle personnalité, un nouveau mode de vie. Cette rupture peut également entraîner une rupture sur le plan familial (procédure de divorce).

L’individu qui arrive à quitter le groupe est entièrement déstabilisé; il se retrouve dans un no man’s land et ne peut que difficilement admettre qu’il s’est fait piéger par un mouvement sectaire.

Selon le témoin, ACC ne réclame jamais de grosses sommes (héritages, etc.) Mais les sommes versées le sont assez régulièrement. Un séminaire coûte entre 30 000 et 40 000 francs. Comme il s’agit généralement de réunions de quelque 250 personnes, un séminaire peut rapporter de 7 à 8 millions de francs.

Hormis certains membres, la plupart des personnes quittent ACC après une formation de 3 ans. Ce n’est pas un mouvement dont on devient adepte à vie, mais, entretemps, beaucoup de gens sont définitivement cassés.

ACC tente de présenter une image positive d’aide, de paix, d’amour. Claire Nuer est admirée par tous pour s’être guérie elle-même d’un cancer et représente le bien absolu. A l’entrée, on focalise le futur membre sur ses points faibles pour qu’il adhère à ce modèle de bien et de beauté absolu qu’est l’institution.

ACC a également recruté des membres en Belgique, notamment une psychologue, récemment licenciée d’un centre pour autistes dans le Brabant, qui applique toujours les théories du mouvement et recrute parmi ses patients.

Le staff de ACC à Paris est aujourd’hui largement réduit (il semble ne plus y avoir qu’un répondeur), suite à une importante campagne médiatique, notamment un reportage dans le cadre du Droit de savoir (émission diffusée le 22 mai 1996 sur TF1).

En France, ACC a intenté un procès à cette chaîne de télévision. Par contre, il n’y a pas encore eu de poursuites à l’encontre de ACC pour exercice illégal de la médecine.

Pourtant, comme l’a démontré l’émission de TF1, ACC vend à ses patients un produit soi-disant révolutionnaire, le 714X, en fait un simple placebo (non dépourvu d’effets secondaires) pour un montant de 1 000 francs français, alors que ce produit coûte en réalité 20 francs français. Ces fioles ont notamment été vendues à une patiente atteinte du sida, qui s’injectait régulièrement ce produit.

Le créneau commercial préféré de ACC sont les malades atteints du sida ou d’un cancer en phase terminale. Il leur est conseillé d’arrêter tout traitement chimiothérapique, étant donné qu’il y a incompatibilité avec le 714X.

Ce même produit, soi-disant révolutionnaire, est également conseillé à titre préventif. Pour empêcher qu’un rhume ne se développe, il suffit d’en mettre un peu sur la langue.

Malgré ces faits, l’Ordre des médecins français n’est jamais intervenu, à l’instar des autorités publiques et judiciaires.

Actuellement, ACC est toujours opérationnel, comme le prouve l'adresse de son centre au Canada.

Sources:
http://www.nuerfoundation.org/french/index.html
http://www.prevensectes.com/acc.htm
http://pagesperso-orange.fr/adfi30/Actu_04_01.htm
http://www.voltairenet.org/article7130.html
http://www.nuerfoundation.org/french/origines.html
http://www.anti-scientologie.ch/formation-entreprises.htm
http://www.trouvezleamontreal.com/app/search/cat-103853/











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